Raymond E. Waydelich

Partager : linkedingoogle +twitterfacebook

Peintre et photographe,
né en 1938 à Strasbourg, vit et travaille en Alsace.

Né à Strasbourg-Neudorf, le 14 septembre 1938.
Fils de Marcel Waydelich, ébéniste et de Frieda Schneider, botaniste.
J'ai été exilé dans le Périgord, à Soursac pendant la 2ème guerre mondiale avec ma grand-mère Frédérique née en 1888 à Strasbourg-Neudorf, mon grand-père Emile, ébéniste et ma mère Frieda. De retour à Neudorfen 1941, nous nous sommes réfugiés à Gougenheim où j'ai fréquenté l'école en 1943. Deux ans plus tard, en 1945, retour à Neudorf. C'est la fin de la guerre et j'entends parler français pour la première fois. A cette époque aussi, je découvre les bananes, le chewing-gum ainsi que le transistor (américain).
En 1947, j'ai fait la connaissance de ZORRO, EROL FLYNN et JOHN WAYNE au Cinéma Scala et Polygone à Strasbourg-Neudorf. J'ai commencé à rêver et je suis renvoyé de l'école municipale, rue du Lazaret.
Nul, à 10 ans, je suis arrivé au Collège de Matzenheim. C'est dans le journal SPlROU que je lisais, dans les Histoires de l'oncle Paul, La vie d'Heinerich Schliemann, l'homme qui a découvert Troie. Toute ma vie il me fascinera.
Un an plus tard, je suis tombé gravement malade et j'ai été obligé de rentrer à Neudorf, rue du Zellenberg. Alité pendant 18 mois, j'ai eu le temps de lire Miracle. Le destin n'a pas voulu que je meure. J'ai commencé à rêver de pêche, de palmiers et de voyages.
A 14 ans, je suis rentré en apprentissage chez mon père comme sculpteur sur bois. A 15 ans, grâce à Louis Fritsch, professeur, je suis rentré aux Arts Déco à Strasbourg. Là, ma vie bascule. C'est une autre galaxie. Au bout de quatre ans, j'obtiens mon premier diplôme ainsi que le Grand prix de la Ville de Strasbourg. J'ai passé le concours de l'Ecole nationale supérieure des Arts Déco à Paris, que j'ai fréquenté pendant deux ans, et j'obtiens ainsi mon deuxième diplôme.
En 1959, sursitaire, je suis parti au 2ème Génie à Metz. J'ai demandé le service Information et Photo. Au bout de 9 mois, j'ai demandé le service Photographie de l'armée et je suis parti comme photographe au 12ème Génie en Algérie. J'y suis resté 18 mois et c'était la guerre! (maintien de l'ordre)
Début 1962, j'ai repris le travail chez mon père, comme décorateur dans son ébénisterie de Neudorf. C'est vers les années 1970 que j'ai commencé à « tâter » la création plastique. En 1973, j'ai trouvé un manuscrit de 1890 qui appartenait à une apprentie couturière, LYDYA JACOB, née à Neudorf. J'ai commencé à raconter sa vie, elle est devenue mon associée. Ma vie bascule et Lydia devient une star. Je fais ma première exposition en 1973/74.
En 1978, je suis sélectionné à la Biennale de Venise, une dizaine d'années après Hans Arp. Au Pavillon français (commissaire J.J. Leveque), j'expose un environnement « L'Homme de Frédehof, 2720 après J .C. », que je dédie à Lydia Jacob.
Les expositions et les voyages commencent...


Etrait de " Marchand de Bonheur et Archéologue du Futur" R.E. WAYDELICH